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Les roupettes du loup


Un jour, à la fin d’une chasse, tous les chasseurs du pays messin étaient réunis au pied d’un chêne. Un magnifique loup mâle, qu’on avait tué, gisait à côté d’eux.

— Maintenant, dit quelqu’un, il faut, selon l’usage, faire un bouquet avec les roupettes de l’animal et l’attachait à la casquette de l’heureux tireur.

En entendant ces paroles, le loup se releva et s’enfuit, aux yeux des chasseurs stupéfaits.

Eugène ROLLAND (1877)

 

Dans la Nouvethèque, retrouvez les "Légendiers de France"

Pays de Caux, Pays de Bray, Pays Niçois

Une nouveauté par mois.

 

Les mouches du Puy

Le noble docteur Geruaise (de Tilbury) dit que en Gaule a ung païs nommé Auvergne ou quel est située une cité nommée Anice autrement le Puy.

Là est une moult sollemnelle église de Nostre-Dame et en la maison des chanoines d’icelle église a ung reffaictoire qui est donné d’une merveilleuse grâce ; car nulle mouche n’y entre, et si de cas d’aventure aucune mouche se boute dedans, elle est tantost contraincte de s’enfuir ou autrement là lui conviendrait mourir.

LEROUX DE LINCY (1836)

 Dans la Nouvethèque, retrouvez les "Légendiers de France"

Pays de Caux, Pays de Bray, Pays Niçois

Une nouveauté par mois.

 

Pas si fous

Les concierges, surveillants, infirmiers, tous les employés inférieurs des hospices et des hôpitaux de Paris portent sur leur casquette, en or, en argent, en laine suivant leur grade, les initiales A.P. (assistance publique).

Dernièrement, notre compatriote, l’excellent docteur Delasiauve, avait prié son interne de piloter dans toutes les parties de Bicêtre une famille anglaise, à lui recommandée par l’un de ses confrères de Liverpool. Comme à l’ordinaire ces braves insulaires avaient lassé par les questions les plus saugrenues et les plus indiscrètes la patience de leur conducteur bénévole, lorsque l’un d’eux s’avisa lui demander ce que pouvaient signifier ces lettres AP remarquées sur la casquette de tant d’hommes qui les saluaient en passant.

Monsieur, répondit l’interne, c’est une petite mesure de précaution pour prévenir le public de se tenir sur ses gardes ; AP veut dire simplement : Aliénés paisibles.

— Paisibles ! À la bonheur, dit un des visiteurs, mais si ça venait à leur prendre ?

— Ça leur prend presque tous les jours, surtout à cette heure-ci, riposte l’employé.

Là-dessus, les Anglais s’enfuirent et courent encore. Si ces gens écrivent leurs impressions de voyage, comme ils n’y manqueront pas, ils apprendront à leurs compatriotes que nous laissons vaguer nos fous en toute liberté.

Almanach Annuaire de l’Eure (1865)

La chatte de la Croix des Haies

Les garous ne sont pas toujours changés en loups par le diable. On les voit quelquefois sous la forme de chats ou de levrettes.

Un soir d’hiver, au village des Riais, dans la commune de Bain, de nombreux paysans étaient réunis dans une étable où chacun d’eux racontait une histoire de sorciers, de loups-garous ou de revenants.

Quand ce fut le tour du père Pichard, le bonhomme secoua la cendre de sa pipe éteinte en la frappant sur l’ongle de son pouce et demanda :

– Quelle histoire voulez-vous ?

– Le conte de votre chatte, s’écria-t-on de tous côtés.

– Ce n’est point un conte, mes enfants, mais une histoire vraie qui m’a causé bien des tourments. Enfin, puisque vous y tenez, je vais vous la dire sans cachemiteries et sans détours.

Au temps où j’allais faire la cour à ma pauvre défunte femme, à la Haute Chapelle, proche de l’étang de Bain, je revenais ici, nuitamment par le chemin de la Croix des Haies.

Un soir que j’étais resté plus longtemps que de coutume – j’avais le cœur joyeux alors –, je chantonnais en rentrant au logis. Tout à coup, en débouchant d’un chemin creux dans le carrefour de la Croix des Haies, j’aperçus, au pied même de la croix, une grosse chatte blanche qui miaulait tendrement, et qui vint à moi frotter son échine contre mes jambes. Elle me suivit jusqu’aux premières maisons du village, puis elle sauta dans un fossé, et je ne la revis plus.

Les jours suivants, et pendant longtemps, je rencontrai cette bête sur mon chemin. Je m’habituai à son manège et n’y fis plus attention.

Bref, je me mariai, et n’eus plus l’occasion de repasser la nuit par la Croix des Haies. J’oubliai la chatte.

Une nuit, après cinq à six mois de mariage, je me réveillai vers minuit et fus tout étonné de ne plus trouver ma femme à côté de moi. J’appelai : « Nanon ! Nanon ! » Point de réponse. J’allumai la chandelle, il n’y avait personne dans la maison ; je trouvai ça bien étrange.

Je me rendormis, et le matin, lorsque je me réveillai, ma femme était à mes côtés.

– Où donc es-tu allée cette nuit ? lui demandais-je.

– Moi ? dit-elle en rougissant ; mais elle ne répondit pas.

Je n’insistai pas davantage. La nuit suivante, je fis le guet. À minuit, plus de femme ; mais dans la chambre une grosse chatte blanche faisant force ronron tout autour du lit.

Un matin que ma femme faisait le ménage, une araignée lui tomba dans le cou. Elle se sauva dans un cabinet pour se déshabiller.

La curiosité me fit regarder par le trou de la serrure et je vis une chose bien surprenante : ma femme avait à la naissance du cou, près de l’épaule gauche, une marque rouge ayant vaguement la forme d’une patte de chat.

J’avais entendu dire que les personnes qui couraient le garou portaient une marque sur le corps. Or, l’absence de Nanon, la nuit, cette patte de chat sur le dos, ne me laissaient plus aucun doute : ma femme courait le garou !

Je n’en mangeai pas de la journée, et je restai plusieurs jours à errer dans les champs comme un fou. Je m’enhardis cependant à lui demander ce que c’était que cette marque qu’elle avait dans le dos. Elle ne répondit rien et s’en alla : ses yeux verts et brillants semblaient furieux.

La chatte de la Croix des Haies qui venait dans notre chambre la nuit était trop grosse pour passer par le trou au chat, et j’avais bien soin, chaque soir, avant de me coucher, de fermer la porte au verrou ; alors, comment s’y prenait-elle pour pénétrer dans notre demeure ?

Une nuit, étant encore seul dans mon lit, j’allumai la chandelle et j’attendis la visite de l’animal.

Vers une heure du matin, j’entendis gratter à la porte et bientôt je vis la patte passer par le trou, atteindre le verrou et ouvrir la porte ; j’éteignis promptement la lumière.

Le lendemain, j’aiguisai une hache et j’attendis la nuit. Même manège que la veille ; mais j’étais là, près du trou, la hache au poing, et aussitôt que la patte se fit voir, je frappai de toutes mes forces.

J’entendis un cri horrible, un cri de douleur qui me fait encore frémir, bien qu’il y ait plus de quarante ans de cela.

Nanon fut trois jours sans rentrer au logis, et quand elle y revint, elle avait une main coupée.

La pauvre femme ne sortit plus la nuit, et je n’ai jamais revu la chatte de la Croix des Haies.

Adolphe ORAIN (1901)

Les béotiens d’Ibos

Hautes-Pyrénées

Les habitants d’Ibos se rassemblèrent un jour pour tenir conseil à l’occasion de leur clocher ; alors un de leurs magistrats se leva au milieu d’eux et leur dit : 

- Messieurs, notre clocher est certainement remarquable par sa hauteur ; mais certes s’il était sur le sommet de cette montagne il serait aperçu et admiré de bien plus loin et deviendrait la gloire de notre cité. Je vote pour qu’on le transporte sur la côte du Gers.

Les autres crièrent bravo et l’on se mit à l’œuvre. 

Le clocher est entouré de cordes solides et tout le village convoqué pour cette grande opération s’attache aux câbles et tire dans la direction de la colline indiquée. Mais la corde trop faible pour un si grand effort, se rompt, et les citoyens d’Ibos de tomber pêle-mêle les uns sur les autres, l’un par ci l’autre par là, si bien qu’aucun deux ne savait plus reconnaître ses jambes. Ce fut une grande querelle, tous voulant celles de leur voisin. 

Passe un muletier d’Ossun ; les Ibosiens le prient poliment de les tirer d’embarras en indiquant à chacun quelle est sa paire de jambes. 

- Volontiers, mes amis, dit l’autre ; il se mit alors à frapper à grands coups de fouet ce monceau de jambes et on voyait de toutes parts les habitants d’Ibos se relever, en criant : 

- Celles-ci sont les miennes ! Celles-ci sont les miennes 

E.J. BAILLY (1835)

Quatre-vingt-dix-neuf moutons

Aube
Parlons du proverbe : quatre-vingt-dix-neuf moutons et un Champenois…, dont la tradition fait une injure, quand c’est au contraire le résultat d’un trait de ruse et une preuve de finesse mercantile.

L’impôt n’était pas moins ingénieux autrefois qu’aujourd’hui. Du temps de César, chaque troupeau de 100 moutons était frappé d’un impôt particulier. Pour échapper à la perception, les conducteurs n’avaient jamais que 99 moutons à la fois : frustré quotidiennement de la sorte, un des collecteurs prit le parti de compter le berger pour compléter le troupeau. Quatre-vingt-dix-neuf moutons et un Champenois, s’écria-t-il, font cent bêtes ; et il perçut l’impôt. Nous ne garantissons pas le fait, mais il est à l’état de tradition chez tous les chroniqueurs.

Amédée AUFAUVRE (1848)

Le goitre d’Avesnelles

Ecusson du Nord
J’étais dans un jardin d’Avesnelles, je renouvelais connaissance avec mes anciennes pourvoyeuses, qui m’offrirent à l’envi des fleurs et des fleurs de la saison. Colombe n’existait plus, mais ses enfants avaient hérité sa bienveillance et une partie de son goitre.
Bel héritage, s’écrira un Lucullus de 1793.
Hélas ! Beau sire, c’est celui de presque tous les habitants d’Avesnelles, les goitres y sont aussi communs que l’amour des procès en Normandie, les savants et les médecins ont tant écrit et raisonné sur cette triste infirmité, que je ne sais à quoi l’attribuer, ce que je puis affirmer c’est qu’elle existe.

Mme CLÉMENT-HEMERY (1829)

Les sept brouettées de cierges

Ecusson de la Nièvre

Une femme disait un jour en confession :
Mon père, je m’accuse d’avoir trompé mon mari.
— Et l’avez-vous trompé plus d’une fois, ma fille ?
— Oui, mon père.
— Combien de fois ?
La femme réfléchit quelques instants, puis :
— Je ne pourrais vous le dire en ce moment, j’ai besoin d’y penser.
— Eh bien ! pensez-y cette nuit et, demain matin, vous apporterez à l’église autant de cierges que vous avez commis de fois l’action dont vous vous accusez.

Le lendemain, à l’heure où le curé montait à l’autel pour dire la messe, la femme arriva à la porte de l’église. Elle poussait devant elle une brouette chargée de cierges et, à chaque tour que la roue faisait, cette roue mal graissée criait, criait… si bien que le curé, impatienté d’entendre ce bruit, retourne la tête vers la porte en disant : chut ! chut !
— Il n’y a pas de chut ! chut ! qui tienne, répondit la femme ; j’ai encore à amener sept brouettées comme celle-ci !

Conté par Charles Lesort, né à Saint-Andelai (Nièvre) en 1827
Achille MILLIEN (1888)

L'âne de la Ciotat


De nombreux récits de l'intérieur des terres racontent que des quadrupèdes diaboliques présentent leur dos aux passants, et vont ensuite plonger dans l'eau, ou même noyer, ceux qui ont l'imprudence de se laisser tenter. Cet épisode est assez rare sur les côtes ; on le retrouve pourtant à la Ciotat : un soir six garçons de ce pays prirent place sur le dos d'un âne qui s'allongeait complaisamment à mesure que l'un d'eux y montait. Quand ils furent tous, il se mit à trotter, puis, marchant comme le vent, arriva au bord de la falaise du Bec de l'Aigle ; ils eurent l'idée de faire tous ensemble le signe de la croix, et l'âne les jeta par terre, puis il disparut en disant : "Vous avez eu raison de vous signer ; car sans cela je vous aurais précipités du haut du Bec de l'Aigle dans la mer."

Paul SÉBILLOT (1904)

Le faux serment

Un homme fut appelé devant le juge qui lui fit lever la main et prêter serment de dire la vérité. Il leva la main et mentit. Quand il voulut rabaisser son bras, il ne le put, et toute sa vie, il garda le bras levé dans l'attitude qu'il avait au moment du serment.

V. SIERRA (1878)

Le choléra à Nogent-le-Rotrou

Au milieu du XIXe siècle, une épidémie de choléra sévissant à Nogent-le-Rotrou, la municipalité, par mesure d’hygiène, ordonna d’arroser, chaque matin, le devant des maisons. (La source des Lambert, à cette époque, n’alimentait pas encore la ville). Les paysans percherons se firent rares le jour du marché : ils prirent cette mesure d’hygiène pour un maléfice qui n’avait d’autre but que celui de vicier l’air et de répandre le choléra. Les Nogentais, de leur côté, s’enfermaient chez eux, aussitôt après l’arrosage, persuadés que les miasmes seraient absorbés par les campagnards en arrivant à la ville ; après quoi, ils pouvaient sortir sans crainte.

Félix CHAPISEAU (1902)

Le tonnelier avare

Il y avait une fois, dans un village des environs de Lisieux, un tonnelier avare, d’une avarice sordide. Il était cependant un des plus riches de l’endroit. Cela ne l’empêchait pas de se nourrir et de s’habiller comme un pauvre, de travailler comme un esclave, de se plaindre continuellement. À l’entendre, le commerce allait mal, le bois renchérissait, les clients n’étaient plus ce qu’ils étaient autrefois ; personne, non, personne n’était plus malheureux que lui.

En vérité, il ne pensait qu'à son argent. Ses chers écus lui tenaient lien de femme, d’enfants, de parents et d’amis ; ils détournaient ses regards des souffrances des autres ; ils étouffaient en lui tout sentiment de pitié ; en un mot, ils rendaient son cœur dur et froid comme une pierre.

Un jour qu’il travaillait dans son atelier, il entend frapper à sa porte. Il ouvre. Un vieillard infirme, couvert de haillons, l’air exténué de fatigue, lui demande un verre d’eau.

– Va boire à la fontaine qui est au bout du chemin ! réplique brutalement le tonnelier.

– La fontaine est bien loin pour mes faibles jambes, reprend le vieillard. Je vous en supplie, donnez-moi un verre d’eau ; je suis si fatigué !

– Crois-tu donc, répond le tonnelier, que je vais me déranger pour un va-nu-pieds comme toi ? Je n’ai pas de temps à perdre. Sors, va-t’en !

À ces mots, le mendiant se redresse, majestueux et sévère :

– Tu es connu dans tout le pays pour ton avarice ; je pourrais te punir de ta dureté ; je te commande seulement de remplir ce tonneau que tu viens de faire.

Cela dit, le vieillard s’éloigne.

Ces paroles, ce ton d’autorité, stupéfièrent l’avare ; un moment il resta pensif. Il s’apprêtait à continuer son travail, lorsque, poussé tout à coup par une force irrésistible, il prit le tonneau, le roula jusqu’à la fontaine, le plongea dedans : quel ne fut pas son effroi en le retirant vide !

Son inquiétude ayant fait place à la colère, il saisit le tonneau que ses mains avaient abandonné, le jeta dans la fontaine, l’enfonça de toutes ses forces, avec rage : l’eau ne mouillait même pas le bois.

Furieux, il renouvela plusieurs fois sa tentative, et toujours sans succès.

Désespéré, il souhaitait la mort…

À la fin, comprenant qu’il était châtié de son odieuse conduite envers le vieillard, il se repentit sincèrement et se promit d’être bon désormais pour ses semblables. Tandis qu’il prenait cette résolution, des larmes montèrent à ses yeux ; l’une d’elles coula sur son visage, et, tombant dans le tonneau, le remplit soudain.

Il reconnut ainsi qu’on fait son bonheur en travaillant à celui des autres.

Louis BASCAN (1906)

Entretien d'embauche

Bas-Rhin
Un compagnon orfèvre, qui était d’assez petite taille, se présenta un jour devant une boutique de Strasbourg pour demander de l’ouvrage. Or c’est assez l’habitude des patrons enrichis de s’en faire accroire, et de traiter d’une façon hautaine les nouveaux venus, compagnons et apprentis. Le maître de la boutique parut à la devanture, regardant de droite et de gauche d’un air narquois, et dit :
— Il y a donc un compagnon ici ? Je ne le vois point.
— C’est moi, dit l’ouvrier.
— Ah ! c’est toi, mon petit ? Entre donc ! Et que sais-tu faire ? Sais-tu seulement tracer, profiler ?
— Oui, fit le compagnon.
Le patron lui donna une ardoise, lui disant d’y tracer un luth ; et l’autre eut bientôt fait son tracé correct, d’après les règles professionnelles. Quand il eut fini :
— Mais ton luth n’a pas de cordes ! dit le maître.
Le compagnon traça exactement les cordes en leur place.
— Mais tes cordes n’ont pas de son !
L’autre, voyant la moquerie, prit l’ardoise et en donna un bon coup sur la tête du patron, si bien que la feuille tomba en éclats tout autour sur le plancher.
— Sonnent-elles bien, ces cordes ? dit-il, et il disparut.

Émile REIBER (1866)

La famille trop gourmande

Cher
Le renard invita un jour le loup à visiter certain poulailler d'Ineuil, où se trouvaient douze poules et un coq. Le renard mangea modérément, mais le loup goinfra tellement que la peau de son ventre en a craqué et qu’il en est crevé.
Le renard alla trouver la louve pour lui faire part de cette fâcheuse aventure. Elle voulut voir une dernière fois son cher mari, mais à peine arrivée au poulailler, elle ne songea plus qu’à se régaler. Elle mangea tant qu’elle put ; elle n’en mourut pas, mais elle y gagna un mal de ventre qui lui dura bel et bien sept ans.
Un jour qu’elle se plaignait de ses coliques, ses enfants lui dirent :
— C’est bien fait, fallait pas être si gourmande.
Vexée, elle ne répondit rien sur le moment, mais quelques jours après elle leur fit visiter un poulailler bien garni, où ils se remplirent si bien la panse qu’ils en crevèrent comme leur père. La louve était vengée de l’impertinence de ses enfants.

Eugène ROLLAND (1877)